Entretien avec Simon Tuma Waku président de la MIASA
Depuis le 1er septembre, et pour deux ans, la République Démocratique du Congo préside la MIASA.

Depuis le 1er septembre, et pour deux ans, la République Démocratique du Congo préside la MIASA. Simon Tuma Waku, son Président accorde un entretien à Mining & Business Magazine.

Qui êtes-vous, Simon Tuma Waku ?
Ingénieur Civil des Mines de l’Université Libre de Bruxelles, j’ai exercé dans les secteurs minier et pétrolier, tant au Congo qu’en Afrique du Sud jusqu’à ma nomination comme Ministre des Mines en 2001. En 2002, le Code et le Règlement miniers ont été promulgués. C’est une de mes grandes fiertés parce que ce Code est équilibré : il est attractif pour les investisseurs et il garantit des recettes fiscales et parafiscales pour l’État. C’est un équilibre qu’il serait périlleux de remettre en question. Fort de cette expérience, lorsque mon mandat ministériel s’est achevé, j’ai pu retourner dans le secteur minier dans des fonctions de direction, d’abord, d’administrateur ou de président ensuite. C’est à ce titre que je suis devenu administrateur de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et ensuite Vice-Président National, en charge du secteur minier. De cet observatoire privilégié, je peux soutenir et appuyer la Chambre des Mines.

Parlez-nous un peu du Congo

Mon pays est très vaste, vous le savez, et ses 2,35 millions de km², peuplés de près de 70 millions d’habitants, abritent des richesses phénoménales : le fleuve Congo qui, par sa longueur, son débit et son bassin est le deuxième fleuve du monde, une des plus grandes forêts équatoriales du monde et ses réserves minières sont exceptionnelles (premier mondial pour le cobalt, deuxième pour le cuivre, septième pour l’or, etc.). En 2014, le Congo est devenu le 1er producteur africain de cuivre, devant la Zambie, malgré d’énormes difficultés rencontrées, la moindre n’étant pas le manque cruel d’électricité, ce qui n’est pas un mince paradoxe pour un pays doté d’un des plus importants potentiels hydroélectriques du monde.

La Chambre des Mines

Association de fait créée dans le cadre de la FEC, la Chambre des Mines regroupe les entreprises minières de RDC. Elle a la double vocation de défendre les intérêts de ses membres de manière collective et organisée et d’informer et former ses membres quant aux meilleures pratiques tant sur le plan technique que sur les plans de leur responsabilité sociétale et environnementale. Forum de rencontre et de discussion, la Chambre dispose d’un tout petit budget, mais compte sur un nombre important de bénévoles dynamiques. La Chambre des Mines a été un des moteurs de la reconnaissance et surtout de la conformité de la RDC à l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE). La Chambre, autant que la République, en est légitimement fière.

Qu’est-ce que la MIASA ?

La « Mining Industry Association of Southern Africa » est l’association des chambres des Mines d’Afrique Australe, dont la Chambre des Mines du Congo fait partie (). La Chambre des Mines m’a demandé de l’y représenter depuis quelques années. La mission de la MIASA est de promouvoir et de protéger les intérêts de l’industrie minière d’Afrique Australe de manière à créer un environnement favorable dans lequel l’industrie peu prospérer de manière responsable. La MIASA a demandé à la Chambre des Mines du Congo de bien vouloir assurer sa présidence, pour deux ans à partir de septembre 2015. Ce n’est pas simplement un honneur : c’est aussi une grande responsabilité et une reconnaissance du travail accompli par la Chambre. Ce seront deux années passionnantes !

 

Article publié dans Mining and Business n°3 – Novembre/Décembre 2015

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