Gérard Lokossou  Directeur général ORANGE RDC
Gérard Lokossou : Depuis un peu plus d’un an, Orange a revisité sa vision en ce qui concerne l’Afrique et le Moyen-Orient. Le groupe se positionne désormais comme un opérateur multiservice, et le partenaire de référence de la transformation digitale du continent.

Mining & Business Magazine  : Pouvez-vous nous expliquer pourquoi Orange est présente à la DRC Mining week de façon aussi massive ? 

Gérard Lokossou : Depuis un peu plus d’un an, Orange a revisité sa vision en ce qui concerne l’Afrique et le Moyen-Orient. Le groupe se positionne désormais comme un opérateur multiservice, et le partenaire de référence de la transformation digitale du continent.

M&B : Pouvez-vous nous en dire plus ? 

GL : Les besoins des populations évoluent : en plus des réseaux et de la connectivité qui sont le cœur de notre métier d’opérateur de télécommunication (voix, SMS & data), les besoins en services de base nous offrent des opportunités de développements. À titre d’exemple on peut citer les services financiers et bancaires, à travers Orange Money, ou l’accès à l’électricité pour les besoins des ménages, avec Orange Énergie. 

Grâce à nos infrastructures et notre capacité d’innovation, nous nous positionnons également comme un opérateur qui doit aider à accélérer le développement des industries. C’est le cas notamment de l’industrie minière à laquelle nous fournissons des solutions de connectivité enrichie. 

Notre présence à la 15ème édition de la DRC Mining Week nous permet donc d’affirmer notre leadership et notre soutien au développement de l’Industrie minière, mais aussi de promouvoir nos dernières innovations : la 4G+, les solutions de liaisons point à point partout sur le territoire ainsi que les possibilités via différents satellites là où l’enclavement est encore trop important.

M&B : Quand serez-vous prêt pour la fibre ?

GL : Nous avons déjà de la fibre en quantité importante et nous continuons à en déployer chaque année, non seulement pour nos besoins propres, mais les besoins de nos clients. Pour une géographie comme la nôtre, la fibre ne saurait être la seule solution, mais il nous faut plutôt raisonner en combinaisons de solutions pour satisfaire les besoins tout en rendant l’accès abordable pour le plus grand nombre. Le cadre légal et les mesures incitatives en cours de discussion avec les autorités devraient aider dans ce sens.

 

M&B : Je reviens sur l’énergie, combien de foyers connectés ?

GL : Aujourd’hui, nous assurons la fourniture, la distribution et le paiement de solutions d’accès à l’électricité à des clients d’Orange en partenariat avec des fabricants de SHS (Solar Home System) : nous sommes à un peu plus de 15 000 foyers connectés en RDC, principalement à Kinshasa. Le besoin est énorme. 

Nous travaillons là aussi avec nos partenaires pour qu’un cadre légal, réglementaire et fiscal approprié qui permet de répondre à ces besoins soit mis en place d’ici 3 ans, en vue de permettre à plus de 100 000 foyers d’être connectés en RDC.

M&B : Vous êtes vous-même en RDC depuis environ dix-huit mois, quels sont vos plus gros chalenges ?

GL : Nos chalenges sont d’abord ceux de la démocratisation des services de connectivité. Si nous regardons les performances de ces 12 derniers mois, nous avons des motifs de satisfaction. 

Mais nous prenons ces résultats avec humilité et responsabilité, car dans notre industrie rien n’est jamais définitivement acquis.

M&B : Que pouvez-vous dire à vos clients, concernant les améliorations à attendre dans les mois à venir ?

GL : Nos investissements permettent aujourd’hui d’assurer la couverture de plus de 90 % de la population en 3G à travers la RDC.

Nous aurons atteint presque 100 % fin septembre. Ce qui fait de cette technologie, l’expérience minimum garantie par Orange RDC. En ce qui concerne la 4G+ (que nous sommes les seuls à offrir dans le marché), nous allons continuer son extension. Et là encore, nous promettons une expérience particulière que je ne peux me permettre de divulguer pour l’instant, mais M&B en aura la primeur. 

M&B : Quelle est la différence entre la 4G et la 4G+ ?

GL : Avec la 4 G+, nous sommes capables d’arriver au niveau des débits deux fois plus élevés que ceux qui peuvent être atteints avec la 4 G. Ce qui fait que nous sommes capables de satisfaire des besoins mobiles qu’aucun autre opérateur ne peut atteindre dans ce marché…

M&B : Un dernier mot pour vos utilisateurs ?

GL : Le dernier mot est un mot de remerciements. Je pense que nous avons commencé à faire un voyage dont le but ultime est de leur apporter le meilleur et de les rapprocher de l’essentiel… Nous continuons à y travailler, il y a des choses à améliorer certes et nous en sommes conscients, les difficultés, les chalenges qui se présentent à nous sont autant d’opportunités qui nous permettent de satisfaire leurs besoins et de les envoyer vers des horizons qu’ils ne connaissent pas ou qu’ils ne soupçonnent même pas aujourd’hui…

Propos recueillis par Olivier Delafoy

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