in

COP27: la RDC, le Brésil et l’Indonésie en pourparlers pour la création de l’« Opep des forêts tropicales »

Selon The Guardian, les trois grandes nations de la forêt tropicale, le Brésil, l’Indonésie et la République démocratique du Congo, sont en pourparlers pour former une alliance stratégique afin de coordonner leur conservation, surnommée « l’Opec des forêts tropicales ».

Selon The Guardian, les trois grandes nations de la forêt tropicale, le Brésil, l’Indonésie et la République démocratique du Congo, sont en pourparlers pour former une alliance stratégique afin de coordonner leur conservation, surnommée « l’Opec des forêts tropicales ».

Le quotidien anglais note que l’alliance pourrait permettre aux pays de la forêt tropicale de faire des propositions conjointes sur les marchés et le financement du carbone, un point de friction de longue date dans les négociations des Nations unies sur le climat et la biodiversité, dans le cadre d’un effort visant à encourager les pays développés à financer leur conservation, qui est essentielle pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C (2,7 °F) au-dessus des niveaux préindustriels.

À la COP 27 en Égypte, le président de la République, Félix Tshisekedi, a envoyé son Premier ministre, Sama Lukonde, pour participer aux pourparlers pour le compte de la RDC. « La démarche vise à recevoir la juste contrepartie des services environnementaux que rend notre pays », a déclaré sur RFI Tosi Mpanu Mpanu, négociateur de la RDC à la COP 27.

Les trois pays, qui abritent les forêts d’Amazonie, du bassin du Congo, de Bornéo et de Sumatra, menacées par l’exploitation commerciale, l’exploitation minière et l’exploitation illégale, ont signé un accord lors de la Cop26 à Glasgow pour arrêter et inverser la déforestation d’ici 2030.

Oscar Soria, directeur de campagne du site militant Avaaz, a déclaré que l’alliance RDC-Brésil-Indonésie pourrait être un « Opec pour les forêts tropicales », à l’instar du cartel des producteurs de pétrole, qui coordonne les niveaux de production et les prix des combustibles fossiles.

Il estime que « cet accord pourrait constituer une avancée prometteuse, pour autant que les peuples autochtones et les communautés locales soient pleinement consultés dans le processus et que leurs droits et leur leadership soient respectés ».

Carlos Nobre, un scientifique brésilien spécialiste du système terrestre et coprésident du Science Panel for the Amazon (SPA), a déclaré au Guardian que : « Le président élu travaille déjà avec la RDC et l’Indonésie pour protéger toutes les forêts tropicales de la planète. Il a également réitéré l’engagement de son gouvernement à parvenir à une déforestation zéro en Amazonie brésilienne au cours de sa présidence ».

The Guardian

Guerre à l’Est : les FARDC bombardent les positions stratégiques des M23

Au Congo-Brazzaville, un premier test concluant du réseau 5G