Lia Loumingou est Directrice juridique et fiscale chez PWC. Cette avocate fiscaliste dirige le bureau de Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga.
Lia Loumingou, vous avez une formation d’avocat. Qui êtes- vous ?
J’ai une formation d’avocat en effet. J’exerce depuis 15 ans déjà en matières juridique et fiscale, je suis ce qu’on peut appeler en résumé une avocate fiscaliste.
Quel est votre parcours ?
J’ai été formée principalement en France, où j’ai passé justement mon barreau pour être avocate. J’ai commencé à exercer en France, puis je suis arrivée en RDC, il y a cinq ans.
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Qu’est-ce qui vous a décidé de quitter la France pour la RDC ?
La volonté de revenir en Afrique, de pouvoir servir le pays indirectement, même si nous sommes dans le secteur privé, faire grandir mes enfants ici et le cadre de vie à Lubumbashi, est plutôt formidable. C’est cette quiétude qui m’a principalement poussé de rentrer ici.
Pourriez-vous nous parler de PWC ?
PWC est ce qu’on appelle « BIG 4 », c’est à dire un cabinet de conseil, d’assurance, d’audit et aussi juridique et fiscal. Nous sommes présents dans 150 pays. Mon rôle à Lubumbashi est vraiment celui d’un leader des activités juridiques et fiscales.
Notre mission est vraiment d’aider toutes les sociétés, privées ou publiques, à payer le juste impôt, les aider à comprendre les textes fiscaux, comment les interpréter, les appliquer, les assister aussi à remplir correctement leurs obligations déclaratives en leur écrivant les mémos pour leur expliquer la loi. C’est principalement mon rôle ici.
Avez-vous une anecdote en rapport avec votre métier ?
Il y en a beaucoup. En fait, je dirais qu’au-delà d’une anecdote, une chose qui m’a marquée, c’est notre satisfaction avons lorsque nous arrivons à assister un client de la meilleure façon que ce soit, c’est-à-dire bien le guider pour pouvoir lui permettre de bien payer les impôts. Finalement, contribuer indirectement à l’essor du pays et son avancée économique.
« Il appartient aux femmes de comprendre que tout est possible pour elles»
Cela fait cinq ans que vous êtes chez PWC. Comment l’inclusion des femmes a-t-elle évolué dans votre secteur aux postes de responsabilités ?
PWC a toujours été avant-gardiste sur la position des femmes. Il y a des formations au sein de l’entreprise. Le problème d’inclusion n’est pas seulement le problème des femmes, c’est un problème qui concerne tout le monde. Il s’agit donc de mettre l’accent sur le fait que les hommes doivent nous aider à promouvoir finalement cette inclusion, nous permettre d’obtenir cette égalité.
Qu’est-ce qui peut être amélioré ces cinq prochaines années pour qu’on ne se pose plus la question de l’inclusion, que tout le monde ait sa place ?
Il appartient aux femmes de comprendre que tout est possible pour elles. Dans les dix, quinze prochaines années, j’espère que la jeune fille, sera leader dans son secteur d’activité. Il faut l’éduquer en lui montrant qu’il n’y a pas de différences entre elle et le jeune garçon. Je pense que lorsqu’on croit que tout est possible, on y parvient.
Votre dernier mot.
C’est l’occasion pour moi d’être mise en lumière, mais je suis juste un petit maillon d’une grosse chaîne. Je voudrais dire à toutes les femmes que tout est possible si l’on y croit, si on travaille pour cela.
[/ihc-hide-content] Entretien recueilli par Iragi Elisha pour M&B – Janvier 2023

