Les prix du cuivre ont atteint un nouveau sommet jeudi 20 mars, dépassant la barre des 11 000 USD la tonne à New York, dans un contexte de bouleversements commerciaux mondiaux déclenchés par les nouveaux tarifs douaniers des États-Unis. La RDC est le deuxième producteur mondial de cuivre, après le Chili.
En février, Donald Trump a ordonné à son département du Commerce d’enquêter sur les importations de cuivre du pays, en prévision de l’imposition de droits de douane. Depuis lors, les prix américains ont grimpé en flèche et les négociants se sont empressés d’envoyer du métal aux États-Unis avant l’imposition d’éventuels droits de douane, réduisant ainsi la disponibilité dans le reste du monde.
L’éventualité de ces droits de douane a déclenché une vague d’achats préventifs, en particulier aux États-Unis, où les négociants paient des primes records pour acquérir du cuivre avant que les droits de douane n’entrent en vigueur. « L’écart entre les prix à terme du Comex de New York et ceux du LME s’est creusé pour atteindre plus de 1 254 USD cette semaine, dépassant le record de 1 149 USD atteint en février » selon un rapport du Nasdaq consulté par M&B.
Les contrats à terme sur le cuivre au COMEX ont augmenté de 0,3 % pour s’échanger à environ 11 270 USD la tonne à 13 heures (heure de l’Est). Cela représente une prime de près de 13 % par rapport à la bourse des métaux de Londres, où le métal vient de franchir la barre des 10 000 USD.
Le prix du cuivre au Comex a augmenté de 27 % depuis le début de l’année, tandis que le prix au LME a progressé d’environ 14 %. Cet écart important a incité les négociants et les producteurs à poursuivre l’acheminement de l’offre vers les États-Unis, et plus de 100 000 tonnes pourraient ainsi être acheminées.
La production minière de cuivre en RDC a atteint un nouveau record en 2024, avec une estimation de 3,3 millions de tonnes métriques selon les chiffres de Statista consultés par M&B.
Source : Bloomberg et Nasdaq