Le groupe minier Ivanhoe Mines a annoncé, le 3 janvier 2026, la première production d’anodes de cuivre dans sa nouvelle fonderie du complexe de Kamoa-Kakula, dans la province du Lualaba, en RDC, un projet appelé à devenir la « plus grande fonderie de cuivre d’Afrique ».
La première production est intervenue le 29 décembre 2025, environ cinq semaines après le début du chauffage de l’installation et une semaine après l’introduction du premier concentré, a indiqué la société cotée à la Bourse de Toronto dans un communiqué.
D’une capacité nominale de 500.000 tonnes d’anodes par an, avec une pureté annoncée de 99,7 %, la fonderie doit permettre au complexe de Kamoa-Kakula de franchir une nouvelle étape dans la chaîne de valeur du cuivre congolais.
« La première production d’anodes de cuivre de notre fonderie de classe mondiale est un moment décisif pour Kamoa-Kakula », a déclaré le co-président exécutif d’Ivanhoe Mines, Robert Friedland, dans le communiqué consulté par M&B Magazine. « Cette installation fournira des anodes de cuivre congolaises de la plus haute qualité aux marchés internationaux, en établissant un nouveau référentiel mondial en matière d’échelle, d’efficacité et de durabilité », a-t-il ajouté.
L’investissement total dans la fonderie est estimé à 1,1 milliard de dollars, pour environ 18 millions d’heures de travail cumulées, selon le groupe.
Montée en puissance jusqu’à fin 2026
Ivanhoe Mines précise que la montée en puissance de l’installation se poursuivra tout au long de 2026, avec une pleine capacité attendue d’ici la fin de l’année. La production de cuivre du complexe Kamoa-Kakula est estimée entre 380 000 et 420 000 tonnes en 2026, le point médian de 400 000 tonnes représentant environ 80 % de la capacité totale de la fonderie.
La direction du site prévoit de traiter en priorité les concentrés produits par les unités de traitement du complexe, les volumes excédentaires devant être envoyés à la fonderie de Lualaba, près de Kolwezi.
Les marchés ont accueilli favorablement l’annonce : l’action Ivanhoe Mines progressait jusqu’à 5 % à Toronto, portant,2 milliards de dollars canadiens (16,9 milliards USD.
Reprise progressive après l’inondation de Kakula
Parallèlement, Ivanhoe a indiqué avoir achevé la deuxième phase d’assèchement de la mine souterraine de Kakula, inondée à la suite d’un séisme survenu en mai 2025. Une reprise sélective de l’exploitation dans les zones affectées a débuté fin décembre, « en avance sur le calendrier », selon la société.
Une troisième phase d’assèchement, visant la remise en état des stations de pompage endommagées, se poursuivra jusqu’au deuxième trimestre 2026, sans impact sur le calendrier global des opérations minières.
Selon les analystes de BMO Capital Markets, la première production d’anodes est conforme aux prévisions antérieures et constitue « une étape clé » pour la stratégie d’intégration industrielle du complexe Kamoa-Kakula.
M&B

