Les sociétés minières qui exportent le cobalt de la RDC pourront reporter leurs quotas d’exportation de 2025 sur le premier trimestre 2026, après des retards administratifs ayant empêché les expéditions, selon une annonce de l’ARECOMS.
« Les quotas dûment notifiés aux opérateurs pour l’année 2025 demeurent valables jusqu’au 31 mars », a indiqué l’Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (ARECOMS) dans un communiqué daté du 31 décembre. Kamoa-Kakula, Glencore, le CMOC et d’autres entreprises disposent ainsi d’un délai supplémentaire, jusqu’à fin mars, pour expédier les volumes initialement prévus entre la mi-octobre et la fin de l’année.
ARECOMS avait déjà assuré que les opérateurs ne perdraient pas leurs allocations, malgré l’impossibilité d’acheminer les cargaisons à temps, les nouvelles procédures ayant mis plus de temps que prévu à être opérationnelles.
Contrôles stricts
Depuis février 2025, la RDC a instauré des contrôles stricts sur les exportations de son cobalt. Ces exportations ont été totalement suspendues pendant près de huit mois, avant l’introduction d’un système de quotas.
En septembre, l’ARECOMS avait annoncé que les producteurs de cobalt seraient autorisés à exporter un peu plus de 18 000 tonnes de cobalt sur le reste de l’année 2025, puis jusqu’à 96 600 tonnes par an en 2026 et 2027, des volumes représentant moins de la moitié de la production nationale de 2024.
D’après Bloomberg News, les entreprises s’attendaient à reprendre les expéditions à la mi-octobre. Le groupe chinois CMOC, premier producteur mondial de cobalt avec deux mines en RDC, figure parmi les sociétés les plus affectées par ces mesures, présentées par Kinshasa comme nécessaires pour résorber la surabondance de l’offre et soutenir les prix.
Depuis la première suspension des exportations congolaises, alors que les cours évoluaient à des niveaux historiquement bas, les prix de référence du cobalt ont plus que doublé. Le cobalt sous forme d’hydroxyde, principal produit exporté par la RDC, a vu ses prix multipliés par près de quatre.
M&B avec Bloomberg

