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Marché : l’or franchit les 5 300 USD l’once, la RDC lorgne 3 milliards USD d’exportation en 2026

L’or a dépassé pour la première fois le seuil des 5.300 dollars l’once mercredi 28 janvier, profitant d’un net repli du dollar américain à des niveaux proches de ses plus bas en quatre ans, selon des données de marché citées par Reuters. La RDC compte profiter de ce regain de prix cette année.

Sur le marché au comptant, l’once d’or a grimpé de 2,3 % à 5.305,65 dollars vers le 28 janvier en matinée, après avoir atteint un record historique à 5.311,31 dollars. Depuis le début de 2026, l’or affiche une hausse de plus de 20 %. Les contrats à terme sur l’or aux États-Unis pour livraison en février ont progressé de 4,3 % à 5.301,90 dollars l’once.

En RDC, la société publique Congo Gold Trading espère expédier jusqu’à 18 tonnes de lingots cette année, selon les révélations de son PDG, Joseph Kazibaziba. « L’or continuant de battre des records successifs dans une rallye qui a plus que doublé les prix en deux ans, cela pourrait représenter près de 3 milliards de dollars », estime l’agence de presse Bloomberg.

Le dollar en perdition

L’envolée du prix de l’or s’explique en grande partie par la faiblesse du billet vert, pénalisé par ce que certains analystes qualifient de « crise de confiance », indique l’agence Reuters. Le dollar évoluait mercredi près de ses plus bas niveaux en quatre ans, après des déclarations du président américain Donald Trump affirmant que la valeur de la devise était « excellente », alors qu’il était interrogé sur sa récente baisse.

« La hausse de l’or est due à sa très forte corrélation inverse avec le dollar et aux propos de Donald Trump, qui laissent entendre qu’il existe au sein de la Maison Blanche un large consensus en faveur d’un dollar plus faible à l’avenir », a expliqué Kelvin Wong, analyste sénior chez OANDA, cité par Reuters.

En Allemagne, la banque Deutsche Bank a estimé que le métal précieux pourrait atteindre 6.000 dollars l’once en 2026, évoquant « une demande d’investissement persistante, alimentée par les banques centrales et les investisseurs » cherchant à accroître leurs positions dans des actifs tangibles et non libellés en dollars.

M&B avec Reuters et Bloomberg

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