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Mining Indaba 2026 : 10% de hausse pour les exportations du cuivre en RDC en 2025, la Chine en tête

Les exportations de cuivre en RDC ont augmenté de près de 10 % en 2025, consolidant la position du pays comme le deuxième producteur mondial industriel derrière le Chili, selon des données provisoires publiées lors de la conférence Mining Indaba à Cap Town en Afrique du Sud.

Les expéditions ont atteint 3,4 millions de tonnes en 2025, contre 3,1 millions de tonnes un an plus tôt, d’après les chiffres communiqués par le ministère congolais des Mines. La progression intervient dans un contexte de tensions sur l’offre mondiale de cuivre, mais la demande est appelée à « croître fortement avec la transition énergétique et le développement des infrastructures liées à l’intelligence artificielle ».

Les contraintes d’approvisionnement ont contribué à une hausse d’environ 40 % des prix du cuivre sur les douze derniers mois, le métal ayant atteint un record de plus de 14 500 dollars la tonne fin janvier.

La Chine en tête

Les entreprises chinoises dominent largement. Le groupe chinois CMOC exploite notamment les deux premières mines du pays, Tenke Fungurume (519 000 tonnes en 2025) et Kisanfu (228 000 tonnes), selon les données officielles.

La mine de Kamoa-Kakula, coentreprise entre la canadienne Ivanhoe Mines et le groupe chinois Zijin Mining, a produit 400 000 tonnes l’an dernier. Le projet Sicomines, contrôlé par des sociétés d’État chinoises, a quant à lui livré 230 000 tonnes.

Le Chili demeure le premier producteur mondial avec une production estimée à 5,3 millions de tonnes en 2025, selon l’US Geological Survey. Derrière, la RDC a rapidement gravi les échelons ces dernières années, sa contribution à l’offre mondiale ayant « plus que triplé en une décennie ».

Premier producteur mondial de cobalt en temps normal, la RDC a toutefois vu ses exportations de ce métal chuter de près de 80 % en 2025, à 44 500 tonnes, après l’instauration d’une interdiction d’exporter en février, suivie de quotas stricts à partir d’octobre.

Remontada américaine ?

Dans le même temps, les États-Unis cherchent à sécuriser leurs approvisionnements en minéraux critiques. Un partenariat stratégique, conclu le 4 décembre, entre Washington et Kinshasa prévoit un « accès préférentiel pour des investisseurs américains à certaines réserves congolaises » de cuivre, cobalt, lithium et tantale.

Plusieurs opérations impliquant des acteurs américains ont été annoncées depuis, notamment un accord préliminaire du véhicule Orion CMC, soutenu par l’US International Development Finance Corp., pour acquérir des participations dans des actifs congolais de Glencore, ainsi qu’un projet de rachat de Chemaf par Virtus Minerals.

Parmi les autres grands producteurs présents en RDC figurent également des filiales de Glencore, Zijin et China Nonferrous Mining Co.

M&B avec Bloomberg

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