Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a lancé officiellement le projet national de cartographie géophysique aéroportée et géologique de la RDC, programme présenté comme stratégique pour moderniser la connaissance du sous-sol et renforcer la souveraineté de l’État sur ses ressources naturelles.
Exécuté par le groupe spécialisé Xcalibur Multiphysics, le programme a été présenté à Kinshasa lors de la première réunion du comité de pilotage le 23 février. Il vise à actualiser et affiner les données géoscientifiques sur l’ensemble du territoire, en recourant à des levés aéroportés permettant d’identifier les structures géologiques et les anomalies minéralisées.
La RDC abrite plusieurs grandes unités géologiques majeures, dont le vaste bassin central sédimentaire et les ceintures précambriennes de l’est et du sud-est, notamment la ceinture cuprifère du Katanga, au cœur de la production mondiale de cuivre et de cobalt. Les zones orientales, riches en or et en coltan, figurent également parmi les régions stratégiques concernées, selon une cartographie consultée par M&B.
Selon le ministère, l’objectif est de « réduire le risque exploratoire », en mettant à disposition des investisseurs et des autorités des données fiables et harmonisées. Le projet doit aussi permettre à l’État de mieux maîtriser l’information géologique, considérée comme un levier clé dans les négociations minières internationales. En Afrique du Sud, lors de la dernière édition de Mîing Indaba, M. Watum avait présenté la RDC comme « the right place to be » du secteur minier mondial.
Premier producteur mondial de cobalt et acteur majeur du cuivre, la RDC multiplie les initiatives pour valoriser ses ressources minières, dont l’usage de l’intelligence artificielle.
M&B

