La chute paradoxale du cours du cobalt
Entre janvier et juin, le prix du métal, essentiel à la fabrication des batteries, a décroché de 58 %, malgré la progression de l’électrique dans l’industrie automobile.

Qu’est-il arrivé au cobalt, le plus prometteur des métaux de la planète ? La hausse de ses cours (environ 300 % en deux ans) semblait liée à l’inéluctable essor de l’industrie des batteries lithium-ion, dont il est l’un des composants les plus importants, alors que le secteur automobile se convertit progressivement à la propulsion électrique.

Partie de 11 dollars en 2016, la livre de ce minerai s’échangeait à un peu plus de 40 dollars à la mi-2018. En pleine ruée vers le cobalt, les groupes miniers se disputaient alors les gisements de la République démocratique du Congo (RDC), le pays qui concentre la plus grande partie des réserves (65 % de la production mondiale, selon le courtier londonien Darton Commodities).

Cette envolée paraissait n’être qu’un début : les projections de la demande de cobalt, fondées sur l’utilisation des batteries électriques, à la fois dans l’automobile et pour de nombreux autres outils et objets, devaient excéder la capacité de production minière dans un avenir proche.

Au London Metal Exchange (où s’échangent 80 % des métaux non ferreux du globe), la livre de minerai ne trouve désormais acquéreur qu’à environ 12 dollars. Entre janvier et juin, l’ancien métal vedette a décroché de 58 %. Il a entraîné dans sa chute les résultats d’exploitation de Glencore, le groupe de trading devenu également minier, qui exploite deux sites d’extraction, dont le plus important du monde pour cette matière première, en RDC.


Source : Le Monde

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