L’accord sur INGA 3 est signé !
Deux entreprises, une chinoise et une espagnole, devront soumettre à l’Etat « les contours définitifs du projet », dont le coût est estimé à 12 milliards d’euros. La RDC a annoncé, mardi 16 octobre, la signature d’un « accord de développement exclusif » avec deux entreprises chinoise et espagnole pour tenter de financer son projet de barrage hydroélectrique Inga III, sur le fleuve Congo, d’une capacité de 11 000 mégawatts.

Pour ce projet de longue date d’un coût estimé à 14 milliards de dollars (12 milliards d’euros), l’accord a été signé entre la RDC et les groupements d’entreprises Chine Inga 3 et ProInga, selon un communiqué de la présidence congolaise. Chine Inga 3 est emmené par Three Gorges Corporation (gestionnaire du gigantesque barrage des Trois-Gorges en Chine), et ProInga par Cobra Instalaciones y Servicios, filiale du groupe de BTP espagnol ACS, dirigé par Florentino Perez, également connu comme président du Real Madrid.

« En vertu de cet accord, la RDC entérine la constitution d’un consortium unique par les deux groupements », détaille la présidence. « Ces groupements s’engagent à financer des études d’exécution » à l’issue desquelles « le consortium unique devra soumettre à la RDC les contours définitifs du projet de la centrale, dont le coût est estimé à 14 milliards de dollars », poursuit la présidence congolaise.

PRENDRE LE RELAIS DES BARRAGES INGA I ET II

Inga III doit théoriquement prendre le relais des barrages Inga I (1972) et Inga II (1982) installés sur les rapides du fleuve Congo, dans la province du Kongo central (ouest).

Dans son communiqué de mardi, la présidence confirme que la RDC « collaborera avec l’Afrique du Sud, avec laquelle elle a conclu un traité ad hoc concernant le projet Grand Inga ». La RDC affirme compter également sur « l’appui et la participation des institutions financières de développement ». En juillet 2016, la Banque mondiale avait suspendu « le financement de son assistance technique » au projet.

La RDC ne parvient pas à apporter la lumière à la vaste majorité de ses quelques 82 millions d’habitants. Un paradoxe alors que coule dans ses entrailles le deuxième fleuve le plus long d’Afrique (4 700 km), avec l’un des débits les plus puissants du monde.`

Source: Le Monde

Source: Le Monde

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