Le Kenya ouvre ses portes à l’exploitation minière
Grâce à la plupart des plans de développement nationaux qu’il a récemment élaborés, le Kenya est parvenu à rester une plaque tournante régionale pour les échanges commerciaux et les finances en Afrique de l’Est.

Depuis son accession à l’indépendance, le Kenya suit une stratégie mixte de développement économique visant à attirer des investissements étrangers directs.
Grâce à la plupart des plans de développement nationaux qu’il a récemment élaborés, le Kenya est parvenu à rester une plaque tournante régionale pour les échanges commerciaux et les finances en Afrique de l’Est.

Le Kenya vient d’accéder au statut d’État à revenu intermédiaire après avoir remanié son PIB, qui a entraîné une expansion de 23 %. Le pays a enregistré des performances supérieures à celles des autres économies de l’Afrique subsaharienne, et il est désormais la 9e plus grande économie dans cette région. Depuis cinq ans, les taux de croissance du PIB sont supérieurs à 5 % et, en 2013, le PIB par habitant du Kenya se situait à 1 246 dollars US, avec un RNB par habitant de 2 780 dollars US. Les réformes du service public ont permis au pays de continuer à répondre à ses besoins fiscaux. Plus de 80% du budget actuel du pays est financé par le biais des impôts, et un peu moins de 20 %, par les recettes non fiscales comme des crédits sous forme d’aide et des fonds de donateurs. De manière générale, la solvabilité du Kenya est positive, car il s’agit de l’un des rares pays en développement à ne pas avoir rompu son engagement envers la Banque mondiale et le FMI depuis son indépendance.

La cote de crédit du Kenya est stable, classée B+ par Standard & Poors – un classement que confirme Fitch – et sa dette souveraine est classée B1 par Moody’s. La capacité à acquérir une dette souveraine à des taux attractifs est importante, car elle a permis au Kenya d’assurer la diversification de son marché des titres à revenu fixe, de telle sorte qu’un éventail d’investisseurs étrangers et locaux participe régulièrement à l’achat de titres gouvernementaux émis à intervalles réguliers.
Par ailleurs, le marché des titres à revenu fixe s’est avéré particulièrement utile pour le développement d’infrastructures alors que le pays tente d’émettre des emprunts pour financer les projets à forte intensité de capital dans ce secteur.

Les principales opportunités d’investissement se trouvent dans les domaines de l’exploitation minière, du pétrole et du gaz, de l’agriculture, de la manufacture et des services. L’agriculture est le deuxième plus grand contributeur au produit intérieur brut (PIB) du Kenya, devancé par le secteur des services. L’horticulture a connu un immense succès, tandis que, dans le secteur des services, qui représente plus de 60 % du PIB, le tourisme a réalisé les meilleures performances et continue d’être l’une des principales sources de devises étrangères. Bien que le Kenya soit le pays au développement le plus industrialisé dans la région des Grands Lacs africains, la manufacture ne représente encore que 14 % du PIB. Actuellement, le secteur minier représente moins de 1 % du PIB du Kenya, mais il a la capacité potentielle d’atteindre 4 % à 10 %. De ce fait, une grande part des ressources naturelles du Kenya est encore inexploitée et pourrait offrir une opportunité de croissance substantielle. Le Kenya dispose d’importants gisements de calcaire, de marbre et de dolomites, qui sont principalement utilisés dans les secteurs de la fabrication du ciment et de la construction. Parmi les grands fabricants de ciments qui sont présents au Kenya figurent Bamburi Cement (Lafarge Group), East Africa Portland Cement Company (EAPCC) et Athi River Mining, qui disposent respectivement d’une capacité installée annuelle de 2,3 millions, 1,4 million et plus d’un million de tonnes. Mombasa Cement et Savannah
Cement présentent toutes deux une capacité de fabrication de près de 1,5 million de tonnes. Le gouvernement a lancé des mesures de réduction du coût de l’énergie dans le pays et il est en bonne voie pour fournir 5 000 MW de puissance électrique au réseau national d’ici 2017. En octobre 2014, les coûts de l’énergie ont connu une réduction impressionnante de 30 %, et de nouvelles réductions sont prévues. L’augmentation de la puissance distribuée au réseau national stimulera la croissance économique dans diverses industries au Kenya, et le secteur minier fera partie de ceux qui bénéficieront d’une réduction du coût de l’énergie.
Selon le ministère de l’Énergie et du Pétrole, à la fin du projet, avec des droits de douane industriels bien en deçà de 0,09 $ US par kWh, le Kenya sera aussi compétitif que d’autres pôles d’investissement en Afrique.

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