Rwanda: MTN et Airtel veulent introduire l’identification biométrique pour renforcer la sécurité des abonnés
Les opérateurs de téléphonie mobile, MTN et Airtel, envisagent d’introduire l’identification biométrique des abonnés au Rwanda, d’ici la fin de l’année. L’objectif est de mettre un terme aux cas d’usurpation d’identité qui résultent parfois après le vol d’un téléphone mobile. La carte SIM de l’appareil dérobé est souvent exploitée par les malfrats à diverses fins illégales, engendrant parfois une multitude de désagréments pour l’abonné abusé et même la société télécoms.

Dans un entretien accordé au journal The New Times, Teta Mpyisi, la responsable principale de la marque et du sponsoring chez MTN, explique que « dans le passé, les gens changeaient leurs contacts et il n'y avait pas d'agents très diligents pour obtenir les cartes d'identité. Mais nous avons eu un exercice très complet dans le cadre duquel nous nous assurons que nos agents demandent toujours les cartes d'identité aux personnes qui veulent changer de SIM afin qu’ils ne reçoivent pas le numéro d’une autre personne. Nous travaillons actuellement sur quelque chose et, d'ici à la fin de cette année, nous devrions le lancer. Des échanges et identifications de SIM se feront par voie biométrique ».

Chez le concurrent Airtel Rwanda, Gisele Umugwaneza, la responsable de la réglementation, déclare que pour la société télécoms, « les problèmes d'identification et d’échange de carte SIM sont une préoccupation majeure. Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités réglementaires afin d'aider au mieux les clients potentiels, victimes d'actes criminels et d'empêcher que ces crimes ne se reproduisent ». Elle a indiqué qu’Airtel Rwanda attend actuellement l'approbation de l'Autorité de réglementation des services publics (RURA) pour déployer la biométrie.

Dans la loi sur  la réglementation de l'identification des abonnés, publiée en juillet  2017, la RURA avait créé un sous-comité chargé d'étudier l'introduction de la biométrie dans ce processus de sécurisation des télécommunications.

Source : Agence Ecofin

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