Aller plus loin dans les réformes pour développer l’économie du pays
En République Démocratique du Congo, il est clair que l’actionnariat impliqué dans la lente croissance du secteur de l’agriculture fait preuve de volonté, mais on peut se demander si on ne place pas la charrue avant les bœufs. Pour retenir l’attention des investisseurs potentiels dans le secteur, il est indispensable que la mise en œuvre des polices et des plans soient respectés.

L’adage dit : « où il y a de la volonté, il y a une ouverture ». Cela vaut également dans les affaires, mais il faut également ajouter qu’être dans le bon timing est aussi important.

En République Démocratique du Congo, il est clair que l’actionnariat impliqué dans la lente croissance du secteur de l’agriculture fait preuve de volonté, mais on peut se demander si on ne place pas la charrue avant les bœufs. Pour retenir l’attention des investisseurs potentiels dans le secteur, il est indispensable que la mise en œuvre des polices et des plans soient respectés. Seulement alors nous pourrons assister à la valorisation des terres agricoles et l‘exploitation du potentiel de l’agriculture. L’impact n’en sera que meilleur sur les affaires et la transformation du pays.

2014 était l’année de l’Afrique en termes d’agriculture et de sécurité alimentaire. Les dirigeants à travers le continent ont renouvelé leur engagement pour transformer le secteur agricole en une force capable de créer de l’emploi, d’améliorer les revenus, et de faciliter l’accès aux aliments nutritifs. En RDC, même si la confirmation de cet engagement tenta de se traduire en progrès réel, accrédité par le secteur agricole, les résultats sont difficilement perceptibles.

Les voisins de la RD CONGO disent que leur croissance dans ce secteur est supérieure à celle de la RDC, et ce, non seulement parce que la demande locale est satisfaite, mais aussi grâce à la proximité du marché congolais. Il semble que la Zambie, le Rwanda et l’Ouganda sont tous en train d’envisager de nourrir l’un des plus grands pays du continent. Mais tout de même, La RDC ne devrait-elle pas être le cœur de l’agriculture en Afrique ? Grâce à cette position, la RDC devrait alors alimenter son territoire avec ses produits agricoles et au-delà de ses frontières, s’assurant en priorité d’être capable de nourrir sa nation.

On ne peut pas remettre en question le fait que l’agriculture a un impact exceptionnellement important pour l’économie de la RDC, aussi important que celui généré par le minier. Le potentiel du secteur d’agriculture dans ce pays est énorme car il y a une vaste étendue de terre arable non cultivée. Cependant, il y existe des défis comme dans beaucoup d’autres pays en Afrique : la commercialisation de la production par les petits propriétaires, l’accès au secteur de l’investissement privé par les fermiers, le développement du secteur des petites et moyennes entreprises. Enfin la condition sine qua non à tout cela : il est primordial d’améliorer les infrastructures routières et leur contrôle logistique.

Lors de sa récente visite au pays en mai, la directrice générale du Groupe de la Banque mondiale, Sri Mulyani Indrawati, a fait le point sur les défis à relever pour le futur du pays. Sa visite a encouragé le gouvernement à mettre en œuvre plus de réformes, et développer l’économie du pays. Durant sa visite, elle a rencontré le président Joseph Kabila Kabange, le Premier ministre Matata Ponyo et les membres du gouvernement congolais. Ils ont évoqué ensemble le développement à long terme de la région, et passé en revue les progrès et les initiatives réalisés par la région des pays des Grand Lacs.

Sri Mulyani Indrawati a souligné que la Banque mondiale est la corporation internationale de financements et qu’elle est prête à promouvoir une importante expertise dans le secteur des parcs agro-industriels de la République démocratique du Congo. Le Premier ministre Matata Ponyo, quant à lui, a détaillé la proposition du gouvernement d’étendre le nombre de sites dans le pays dès 2015.

D’après eux, l’investissement va aider à réduire le seuil des dépenses d’engagement des investisseurs dans le secteur privé. La directrice de la Banque mondiale a aussi recommandé à la République démocratique du Congo d’investir davantage de ressources pour le développement du capital humain, spécialement dans de domaine de la santé et le secteur de l’éducation.

Le projet de parc agro-industriel représente un grand potentiel parce qu’il concerne un autre secteur que l’agriculture, et que la vaste majorité de la population en dépend, a également précisé Sri Mulyani Indrawati.

Le dossier du Groupe de la Banque mondiale dans le pays comprend 25 projets actuels de valeur de 3,5 billions US$ dont 2 projets régionaux d’une valeur de 1,14 billion US$. Les projets soutenus sont : l’amélioration des infrastructures, la gestion des finances publiques, la réforme des entreprises publiques, l’amélioration de la santé et de l’éducation, et les parcs nationaux.

Texte AFRICA Point Group Article publié dans Mining and Business n°1 – Juillet/Août 2015

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