L’ABC du développement  minier
Le site Web du Cadastre Minier fournit une carte de tous les permis d’exploitation minière en RDC http://drclicences.cami.cd/en/ . C’est un excellent outil pour voir quel terrain a été pris et par qui. Cependant, il met également en lumière l’un des problèmes les plus préoccupants dans le secteur minier en RDC, celui des permis inactifs qui ne sont pas explorés ou développés. Pourquoi en est-il ainsi ?

Les entreprises d’État manquent de ressources financières pour développer les vastes permis acquis historiquement sous les régimes miniers antérieurs. Ces sociétés essaient de trouver des partenaires pour développer de tels permis, mais cela peut être difficile car des sociétés minières réputées hésitent à devenir des partenaires d’entreprises d’État très endettées.

« Un gestionnaire de projet expérimenté peut s’assurer que les budgets sont respectés et que les travaux sont dirigés de façon à produire le résultat désiré, une mine en exploitation rentable. »

Les propriétaires privés souffrent d’autres défis tels que le manque de financement et plus particulièrement d’expertise pour explorer et, espérons-le, développer des projets miniers. Ils ont souvent recours à des mineurs artisanaux pour tirer des revenus de leurs permis. Cela présente plusieurs inconvénients, notamment le manque de sécurité et la pratique consistant à utiliser des enfants pour exploiter des mines souterraines. L’exploitation minière artisanale donne également lieu à une teneur élevée des gisements de minerai. Bien que la quantité de métaux prélevée ne soit pas nécessairement importante par rapport à l’ensemble du gisement, elle peut rendre non viable le développement d’une opération à l’échelle industrielle, puisqu’ils utilisent normalement la teneur élevée pour rembourser l’investissement en capital. L’absence de mine signifie l’absence de revenus pour l’État et d’emplois locaux.

L’exploitation minière artisanale peut également avoir un impact important sur l’environnement par le lavage/valorisation des minerais dans les rivières. C’est particulièrement le cas dans le secteur de l’or.

Alors, comment un propriétaire de permis peut-il faire passer un projet d’un champ vert à une mine en exploitation ? L’itinéraire traditionnel est le suivant :

Identifier une zone d’intérêt, entreprendre de la reconnaissance, acquérir un permis de prospection, entreprendre de l’exploration géophysique, de l’exploration géochimique, de l’excavation de tranchées, du forage par carottage aérien, du forage à courant continu, des puits d’essai et même des puits d’exploration. Au cours de ces travaux, on entreprendra des études de délimitation de la portée, de préfaisabilité et de faisabilité bancables/définitives. Ces études sont appuyées par des essais métallurgiques, des études géotechniques, des études hydrogéologiques et, surtout, une étude d’impact environnemental et social et un plan de gestion environnementale. Cette EIES nécessitera une série d’études spécialisées dans des domaines tels que le sol, la géochimie des roches, l’archéologie, l’utilisation des sols, la faune et la flore. 

De toute évidence, ce processus prend beaucoup de temps et peut s’avérer très onéreux. Un projet de moyenne envergure comme une mine de cuivre avec une ressource de 800 000 tonnes de cuivre aura un coût en capital d’environ 300 millions de dollars. L’étude de faisabilité d’un tel projet peut coûter de 6 à 15 millions de dollars. De plus, le processus risque de prendre plusieurs années en raison du temps requis pour effectuer tous les travaux.

Pourquoi dépenser autant pour réaliser ces études ? Outre la détermination de la meilleure façon d’exploiter une ressource donnée, la raison principale est la réduction des risques. Les investisseurs tels que les actionnaires et les banques n’investiront pas dans une société ou un projet à moins d’avoir une certaine assurance de succès, et la voie traditionnelle de l’exploration jusqu’à une étude de faisabilité bancable fournit cette assurance.

Existe-t-il un moyen de raccourcir ce long processus pour permettre aux propriétaires de projet de réaliser des revenus plus rapidement ? Oui, parfois, il y en a. Si un projet est entrepris par étapes, le coût initial peut être considérablement réduit. Cela raccourcit le processus initial de l’étude de faisabilité et réduit son coût. La construction d’une mine de cuivre ou d’or à grande échelle coûtera des centaines de millions de dollars, mais il est parfois possible de mettre en place une usine de concentration par gravité plus petite et plus simple pour produire un concentré vendable ou un or doré.

Aucune substance chimique n’est impliquée dans ces usines; elles sont donc moins chères et plus rapides à construire. Toutefois, le minerai doit pouvoir subir ce traitement, avec des teneurs suffisamment élevées pour permettre la production d’un concentré vendable dans le cas du cuivre/cobalt ou suffisamment d’or libre récupérable. Les rebuts de l’usine contiennent généralement de précieuses quantités de métal, de sorte qu’ils peuvent être stockés pour un retraitement ultérieur dans une usine plus complexe et plus efficace. 

Il est toujours essentiel d’employer des experts appropriés pour gérer le projet. Des géologues et des ingénieurs professionnels peuvent gérer la mise en œuvre des travaux d’exploration, des essais et des études nécessaires et s’assurer que le risque de défaillance est minimisé. Un gestionnaire de projet expérimenté peut s’assurer que les budgets sont respectés et que les travaux sont dirigés de façon à produire le résultat désiré, une mine en exploitation rentable.

Falcon Resource Development est un consortium d’individus très expérimentés, qui ont 60 ans d’expérience accumulée dans les affaires en Afrique subsaharienne et en particulier en RDC. Soutenu par des consultants associés issus de diverses disciplines, Falcon est en mesure d’offrir les vastes connaissances et l’expertise nécessaires pour investir avec succès ici.

Charles Carron Brown 

Falcon Resource Development   

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