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Niger : cessation d’activité pour les bières et boissons gazeuses Braniger

La société des brasseries et des boissons gazeuses du Niger (Braniger), filiale du groupe français Castel, va cesser toutes ses activités dès juin au Niger, en raison de la mévente de ses produits, a appris l’AFP lundi.
«Face aux pertes cumulées depuis plusieurs années et compte-tenu de la baisse des ventes depuis le début de l’année, le conseil d’administration a convoqué une assemblée générale le 10 juin 2019 en vue de dissoudre Braniger», indique une note d’information de la direction de la société adressée la semaine dernière à ses clients. La mesure «entraînerait dans les prochaines semaines l’arrêt des activités de production et de vente», explique Braniger, qui emploie 120 personnes et environ 200 sous-traitants, et se présente comme le leader du marché.

«Nous sommes conscients de l’impact de cette décision sur vos activités mais malheureusement face aux pertes, c’est la seule solution qui s’impose», déplore la note, qui ne détaille pas l’ampleur de ces pertes. Le ministère nigérien de l’industrie a réagi lundi à cette décision dans un communiqué transmis à l’AFP, indiquant la «préoccupation» du gouvernement face à cette décision «aux conséquences économiques et sociales énormes». Le gouvernement annonce avoir «engagé des consultations avec tous les acteurs concernés» et se dit «disposé à s’asseoir autour d’une table pour étudier toutes les propositions permettant de sauver cette unité industrielle», assure le communiqué.

Embouteilleur pour Coca Cola, Braniger commercialise également plusieurs marques de bière, notamment la très populaire Conjo, et des boissons sans alcool produites localement. Implantée depuis 1967 au Niger, pays majoritairement musulman, Braniger a dominé une trentaine d’années le secteur, avant d’être confrontée à une rude concurrence d’unités locales privées et de produits importés, parfois frauduleusement, depuis des pays voisins. Des émeutes déclenchées en 2015 à Niamey et Zinder, les deux plus grandes villes du pays, après la publication de caricatures du prophète Mahomet par Charlie Hebdo en France, ont également touché très durement la société.

Parmi ses clients, cinq hôtels, une centaine de débits de boissons et de lieux de distraction avaient été pillés puis incendiés. La plupart ne s’en sont toujours pas remis. L’interdiction de la publicité sur l’alcool et des taxes jugées élevées ont également joué en sa défaveur.

Source : Le Figaro avec AFP

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