Le WWF se bat pour la préservation du Parc National de Salonga
Le parc national de Salonga, situé dans le Bassin du Congo, surnommé le coeur vert de l’Afrique, s’étend sur une superficie de 33 350 km2, ce qui en fait le plus grand parc national forestier du continent et le deuxième plus grand parc forestier tropical du monde. Il a été créé en 1970 et classé au patrimoine mondial en 1984.

Le parc national de Salonga, situé dans le Bassin du Congo, surnommé le coeur vert de l’Afrique, s’étend sur une superficie de 33 350 km2, ce qui en fait le plus grand parc national forestier du continent et le deuxième plus grand parc forestier tropical du monde. Il a été créé en 1970 et classé au patrimoine mondial en 1984.

Le parc est le plus grand bloc de forêt de plaine intact dans le bassin du Congo, accessible uniquement par eau ou air. Il fait partie des 12 paysages prioritaires du Partenariat des forêts du bassin du Congo (CBFP). Et Près de 95% du paysage du parc est couvert par la forêt. Par sa taille, Salonga est plus grand que la Belgique et quatre fois plus grand que le parc Yellowstone aux Etats-Unis. Il a été nommé d’après la rivière Salonga, dont le nom provient d’un oiseau localement connu sous le nom de «Nsao’loonga».

Le parc national de SalongaLe parc national de SalongaSa biodiversité

Salonga abrite une biodiversité très riche et variée comprenant 51 espèces de mammifères, 129 espèces de poissons et 223 espèces d’oiseaux. A titre illustratif, cette biodiversité comprend les éléphants de forêts, les bonobos, plusieurs espèces d’antilopes telles que le bongo et le céphalophe ; les pangolins géants, plusieurs espèces tels que le paon congolais, le grand calao, le grand turaco ; le léopard, l’hippopotame et bien d’autres espèces. Plusieurs cours d’eau navigables offrent un accès au fond du parc.

Malgré l’énorme taille et l’inaccessibilité apparente du parc, et du fait qu’il a été largement épargné par les guerres civiles et les problèmes de sécurité, sa faune a été fortement touchée au cours des deux dernières décennies par le braconnage. En effet, le braconnage des éléphants s’est transformé, au cours des dernières années, en une entreprise très lucrative, provoquée par la flambée des prix de l’ivoire sur les marchés internationaux. Depuis 1999, Salonga figure sur la liste des sites du patrimoine mondial en péril.

Le parc national de Salonga

Le WWF travaille à Salonga depuis 2005, en soutenant l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) dans la gestion du parc et dans l’engagement avec les communautés locales pour identifier et développer d’autres moyens de subsistance. Depuis 2004, le WWF a géré l’initiative du programme Paysage de Salonga financé par l’USAID en premier lieu par le biais du CARPE (Programme régional de l’Afrique centrale pour l’environnement) et depuis 2013 par le biais de la CAFEC (Conservation des écosystèmes forestiers en Afrique centrale). Ces programmes regroupent l’ICCN et plusieurs ONGs de conservation ainsi que des partenaires financiers dans le but de préserver l’intégrité écologique de l’écosystème forestier humide. Étant donné que le paysage de Salonga constitue à la fois un refuge écologique vital pour la biodiversité du parc et un puits de carbone important reconnu par la Stratégie nationale REDD+ ( Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des Forêts), les activités du consortium se concentrent surtout sur les objectifs évolutifs du changement climatique et les objectifs de la biodiversité, réalisables grâce à une gestion réussie du parc à long terme et à l’aménagement des espaces.

Le parc national de Salonga

En août 2015, le WWF et l’ICCN ont signé un accord de cogestion de trois ans pour le Parc National de la Salonga et ses environs. L’adoption d’une structure de cogestion à long terme était impérative pour obtenir des résultats évolutifs, car les investissements précédents et les structures de gestion existantes se sont avérés insuffisants pour un impact réel sur les tendances continues de la dégradation écologique. Le financement du CAFEC continuera ainsi à soutenir le développement communautaire et la gestion basique du parc, tandis que l’augmentation du financement de l’UE (Union Européenne) et de KFW (Coopération Allemande) au cours des prochaines années contribuera au recrutement du personnel-clé, à l’amélioration de l’infrastructure et de la logistique pour assurer la protection du parc tout en assurant des moyens de subsistance des personnes dans et autour du parc.

Source : WWF

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