RDC : bientôt une nouvelle ère de production à la mine historique de Kipushi
Ivanhoe Mines, compagnie listée sur TSX, mène actuellement des négociations pour conclure des accords afin de faire entrer la mine historique de Kipushi dans une nouvelle ère de production.

Ivanhoe Mines, compagnie listée sur TSX, mène actuellement des négociations pour conclure des accords afin de faire entrer la mine historique de Kipushi dans une nouvelle ère de production. D’après les déclarations de ses dirigeants, les parties impliquées dans les discussions sont Gécamines, partenaire d’Ivanhoe sur le projet, SNCC, compagnie nationale ferroviaire, ainsi que de potentiels bailleurs de fonds.

Kipushi, une mine qui existe depuis 1924

Actuellement gérée par Kipushi Corporation (KICO), une coentreprise entre Ivanhoe Mines (68%) et Gécamines (32%), la mine de Kipushi existe depuis 1924. Elle a été construite par l’Union Minière qui l’a exploitée durant 42 ans avant que la Gécamines n’en prenne le contrôle en 1967. De 1924 à 1993, la mine a produit un total de 6,6 millions de tonnes de zinc, 4 millions de tonnes de cuivre, 278 tonnes de germanium et 12 673 tonnes de plomb. En raison de facteurs économique et politiques, Gécamines a dû, en 1993, la placer en régime de maintenance et entretien.

De grands progrès réalisés par KICO pour relancer la production

Dans un communiqué de presse publié sur son site web, Ivanhoe Mines a indiqué avoir réalisé d’«excellents progrès» depuis la mise en œuvre de son programme de restauration de la production, notamment la mise à jour des ressources minérales indiquées et mesurées du gisement Big Zinc découvert par Gécamines juste avant que la mine ne devienne inactive.  Le gisement, situé à une profondeur de 1 250 m, héberge désormais 10,2 millions de tonnes, titrant 34,9% de zinc, 0,65% de cuivre, 19 g/t d’argent, et 51 g/t de germanium. Il contient 7,8 milliards de livres de zinc et serait la mine de zinc de plus haute teneur au monde.Le programme de restauration de la production se concentrera dans sa première phase sur le gisement Big Zinc. Ivanhoe Mines est en train de moderniser l’infrastructure souterraine de Kipushi et compte ensuite se focaliser sur la modernisation et la mise à niveau des infrastructures de surface. Une étude de préfaisabilité (PFS) est en cours pour affiner les résultats de l’évaluation économique préliminaire réalisée en mai dernier qui table sur une production annuelle de 530 000 tonnes de concentré de zinc sur une durée de vie de 10 ans. La PFS sera achevée avant la fin de l’année. Par ailleurs, KICO mène un programme de forage de 41 trous d’une profondeur de 6 500 m, l’objectif visé étant d’élargir et de mettre à jour les ressources inférées du projet Kipushi. Rappelons qu’en dehors du projet Kipushi, Ivanhoe Mines opère également sur le grand projet Kamoa-Kakula, reconnu comme hébergeant l’une des plus grandes ressources de cuivre au monde.

 

Source : Agence Ecofin/Louis-Nino Kansoun

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