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HERVÉ KOZIKILA

Co-fondateur de Feedelon, M. Kozikila s’épanouit à Hong-Kong. Il nous raconte son parcours, et justifie son exil.

Pourriez-vous nous faire part de votre expérience à Hong Kong ?

En 2017, j’ai lancé Feedelon, une startup de commerce en ligne. En 2019, a suivi KC International Ventures, qui prodigue des conseils pour l’Afrique. La société fut créée très vite. Une semaine a suffi pour enregistrer la compagnie et recevoir un certificat officiel.

À cette occasion, nous avions sollicité une structure d’accompagnement spécialisée. On en relève plusieurs à Hong Kong et cela facilite les tâches administratives.

Nous avons après ouvert un compte chez HSBC, sans difficulté. Les banques ont assoupli leur processus pour les startups, de manière appréciable !

L’environnement des affaires favorisait-il vos activités, ou avez-vous quand même rencontré des obstacles ?

Le contexte encourage vivement ce secteur. Les gouvernements soutiennent réellement les entrepreneurs. Invest Hong Kong les aide par exemple concrètement, les modestes comme les cossus. Cette société dispose de bureaux importants en Europe, Amérique et Asie.

En tant que nouvel arrivant, on peut prendre rendez-vous et présenter son projet. Après cet entretien, vous rencontrez les personnes dans votre industrie ou des partenaires potentiels. On peut aussi vous orienter ou vous inviter à des évènements afin que vous nouiez des relations bénéfiques. Le gouvernement a mis en place différents programmes d’aide au financement à destination des petites et des moyennes entreprises, comme les subventions allouées au budget marketing pour la promotion de votre société à l’international. On peut également vous fournir des rapports d’études, réalisés par des cabinets de conseil connus, à l’instar des « Big 4 ».

Quelles leçons les pays d’Afrique francophone peuvent-ils en tirer ?

Ils pourraient justement s’inspirer du modèle hongkongais ou singapourien. Ce dernier préconise une législation allégée et une partie administrative abrégée, qui évitent des dépenses trop onéreuses ou un processus trop long.

Ensuite, ces états pourraient s’appuyer sur des agences qui parraineraient les entrepreneurs. En les guidant et en leur donnant accès à des experts, ils les galvaniseraient.

De plus, après étude du dossier, ils peuvent aider les petites structures, en réduisant les frais, et en offrant par exemple une subvention symbolique de 500 dollars américains.

Enfin, en dehors des ambassades, des ponts supplémentaires devraient exister entre le pays d’accueil et l’autre pays concerné. Un bureau de l’agence nationale pour la promotion des investisseurs devrait ouvrir à Hong Kong. Il faciliterait les échanges avec de futurs associés ou des investisseurs étrangers.

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