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LE GRAND ENTRETIEN George-Arthur Forrest

L’homme d’affaires, parfaitement swahiliphone, est né à Lubumbashi et a grandi à Kolwezi. George-Arthur Forrest, Président du Groupe Forrest International est donc bien Congolais par sa légende personnelle.

L’homme d’affaires, parfaitement swahiliphone, est né à Lubumbashi et a grandi à Kolwezi. George-Arthur Forrest, Président du Groupe Forrest International est donc bien Congolais par sa légende personnelle. Celui qui est l’un des plus gros employeurs du pays a décidé de renforcer son empreinte dans l’agriculture en République démocratique du Congo.  À l’occasion de la célébration des cent ans du Groupe Forrest International, M&B vous propose un entretien exclusif avec l’industriel le plus respecté de la RDC.

Vous venez de fêter vos 82 ans et vous avez eu récemment des soucis de santé. Comment allez-vous ?

Maintenant, ça va bien. C’est vrai que j’ai eu un sérieux malaise cardiaque à Kinshasa. J’ai été transporté au CMK puis évacué le jour même à Bruxelles en urgence. J’ai été bien pris en charge par les professeurs Cadière et De Cannière, qui m’ont stabilisé. Puis, j’ai subi une intervention et ensuite tous les examens. Maintenant, je me sens bien. Tous les tests sont très positifs. Ils m’ont déclaré bon pour le service. J’ai 82 ans, mais pour moi je ne les ai pas encore. Dans ma tête, j’ai 60 ans… peut-être. (rires)

Vous n’avez pas des envies de retraite ?

Non. Je suis en bonne santé et ne peux pas me plaindre. Je ne sens pas mon âge. Alors tant que ça m’amuse encore, je vais continuer à travailler. Je diversifie les activités de mon groupe et j’ai laissé mon fils Malta gérer l’entreprise. Je reste Président bien sûr, mais je développe à côté comme je l’ai toujours fait d’autres activités. Maintenant, je fais de l’agro-industrie qui me passionne énormément.

L’agro-industrie est votre nouvelle passion, mais vous étiez déjà dans cette industrie il y a une vingtaine d’années, non ?

Je possédais déjà un gros élevage avec plus de 36000 têtes de bétail. J’avais pris cela comme hobby, car j’aime bien ça. À un moment, j’ai pensé revendre parce qu’il était difficile de trouver des gestionnaires. Puis le hasard a voulu que je rencontre les gens du Groupe GoCongo, Aziz Khabirpour, son papa et Kersten Pucks.

Ils m’avaient contacté pour un partenariat. J’ai trouvé que c’était une bonne idée et j’ai accepté. Nous avons donc conclu. Depuis que je suis entré dans le jeu, on a boosté très fort le groupe. GoCongo est devenu quelque chose de très important par rapport à ce qu’il était quand j’y suis entré comme actionnaire. Nous allons avoir 60000 têtes de bétail et plus ou moins un million d’hectares de terre.

Dans l’élevage, nous sommes en pourparlers pour acquérir encore 45000 têtes. Je pense qu’avant la fin de l’année, nous réaliserons cette transaction. Alors, on arrivera à 105000 têtes.

Sans doute l’un des plus gros élevages du monde ?

Oui, en termes de têtes de bétail, je pense que nous serons certainement le plus gros élevage au monde, et je ressens une certaine fierté parce que tout est « bio ». Les bovins ne font que brouter, on ne leur donne pas de complément avec toutes sortes d’hormones. Dans l’agriculture, nous avons également des champs de maïs.  

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