Une vie après la mort…
La série de dyptiques photographiques « Une vie après la mort » du photographe congolais Georges Senga, a été présentée à la 10è édition des Rencontres de Bamako qui s’est tenue lors de la Biennale de Bamako, au Mali du 31 octobre au 31 décembre 2015.

La série de dyptiques photographiques « Une vie après la mort » du photographe congolais Georges Senga, a été présentée à la 10è édition des Rencontres de Bamako qui s’est tenue lors de la Biennale de Bamako, au Mali du 31 octobre au 31 décembre 2015.

Au-delà du rêve, que reste t-il, du fantasme ? La série de dyptiques photographiques du congolais de Georges Senga est pour le moins interpellant.  Elle confronte des images d’archive du premier ministre congolais, Patrice Lumumba et celles d’un modeste professeur de Lubumbashi, Kayembe Kilobo, qui s’ y est physiquement et intellectuellement identifié.

Alphonse De Lamartine disait : « la photographie c’est un art; c’est mieux qu’un art, c’est le phénomène solaire où l’artiste collabore avec le soleil ». Le  travail  de George Senga est une écriture, ses photos racontent une histoire. Un récit  qui n’a rien de tragique. C’est celui d’une vie. Celle de: KAYEMBE KILOBO. Le personnage central de cette série. Cette « Vie après la mort » c’est aussi son plus beau succès. Au delà d’avoir voulu se forger un destin par procuration ou par transgression, son histoire est celle d’un homme qui a vécu sa vie comme le héros qu’il aurait voulu devenir, un héros pour les autres, un héros dans vos vies. Un héros tout court.

dyptique photographique « Une vie après la mort » du photographe congolais Georges Senga

George Senga est né le 7 novembre 1983 à Lubumbashi, en RDC. à l’âge de 4 ans, il suit sa famille et passe la majeure partie de son enfance entre la Zambie et le Botswana. Il est diplômé de la faculté des lettres, en science du langage.  Le photographe est un boulimique. Devenir photographe est un choix. Celui des renoncements. Ses dyptiques en grand format confrontent la réalité au fantasme qu’il fait cohabiter sur « le fil du rasoir » avec sensibilité et émotion.

L’artiste de 32 ans bouscule notre rapport au temps et ouvre un champ des possibles vertigineux. Que reste-t-il de Lumumba aujourd’hui ? Comment une simple icône peut engager toute la vie d’un homme ?  Une mise en scène qui suscite bien des interrogations, alors même que le mystère de la mort de Lumumba n’a pas été entièrement été élucidé.

Produite par la Fondation Rachel Forrest et par l’ASBL Dialogues en RDC et présentée pour la première fois à Lubumbashi le 20 avril 2013 à la galerie d’art contemporain Dialogues, « Une vie après la mort » a été saluée par la critique et a remporté le prix Léon L’Africain.

 

Texte Marie-Aude Priez

Crédit photos : Georges Senga – Asbl Dialogues

VOTRE REACTION?

Facebook Conversations



Disqus Conversations