Pollution présumée à Lupoto : SOMIKA rejette les accusations de l’IRDH et réclame des preuves scientifiques

Une nouvelle controverse environnementale
La question de la pollution liée aux activités minières revient au centre des débats dans le Haut-Katanga. Après les récentes alertes lancées par l’Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH) sur une pollution présumée des eaux autour du site de Lupoto, la Société Minière du Katanga (SOMIKA) a publié un communiqué pour contester fermement ces accusations.
L’entreprise estime que les allégations portées contre elle ne reposent sur aucune preuve scientifique démontrant un impact environnemental de grande ampleur. Cette prise de position intervient alors que les inquiétudes grandissent au sein de certaines communautés riveraines.
Les inquiétudes soulevées par l’IRDH
Dans son alerte, l’IRDH affirme que des rejets issus des activités minières pourraient contenir des substances non biodégradables susceptibles de s’accumuler progressivement dans les poissons, les cultures maraîchères et, à terme, dans l’organisme humain à travers la chaîne alimentaire.
L’organisation estime que cette situation pourrait exposer une partie importante de la population de Lubumbashi à des risques de toxicité chronique. Elle recommande notamment la réalisation d’études approfondies afin d’évaluer l’ampleur réelle des impacts sur les communautés locales, le lac artificiel de l’INERA à Kipopo, les étangs piscicoles ainsi que les cultures irriguées par les eaux concernées.
L’IRDH rappelle également que plusieurs alertes ont déjà été documentées ces dernières années, notamment un procès-verbal établi en octobre 2021 par les services chargés de la protection de l’environnement minier et une correspondance de l’INERA datant d’octobre 2025 évoquant des indices de pollution du lac artificiel de Kipopo.
La réponse de SOMIKA
Face à ces accusations, SOMIKA affirme avoir mené des analyses dans les zones citées par l’IRDH, notamment à Kwampisha ainsi que le long des rivières Kasonte et Kibunduka. Selon l’entreprise, les résultats obtenus n’ont révélé aucun signe de pollution et les niveaux de pH mesurés respectent les normes environnementales en vigueur.
La société reconnaît toutefois qu’un incident technique s’est produit à la suite de la perforation d’un tuyau. Elle précise cependant que cette situation a été rapidement maîtrisée et réparée, rejetant toute assimilation à une rupture de bassin de rejets.
Dans son communiqué, SOMIKA critique également les affirmations de l’IRDH qu’elle juge insuffisamment étayées sur le plan scientifique. L’entreprise estime que toute accusation de pollution doit être fondée sur des analyses rigoureuses et vérifiables.
L’importance d’expertises indépendantes
Cette divergence entre les conclusions de l’IRDH et celles de SOMIKA met en évidence la nécessité d’expertises indépendantes capables d’établir avec précision l’état réel de l’environnement dans les zones concernées.
Alors que les organisations de la société civile réclament davantage de transparence sur les impacts des activités minières, les entreprises du secteur insistent sur le respect des normes réglementaires et des procédures de contrôle. Dans ce contexte, les résultats d’éventuelles investigations complémentaires pourraient contribuer à clarifier les responsabilités et à rassurer les populations riveraines.
MB – 7 SUR 7.CD







