Un compromis trouvé entre l’Archidiocèse de Lubumbashi et les sociétés minières Excellent Minerals et COMILU ouvre la voie à une cohabitation entre exploitation minière et éducation.
La menace qui pesait sur le Lycée Lubusha, dans la localité de Lwisha, à une centaine de kilomètres de Lubumbashi, s’éloigne. Après plusieurs mois de discussions, un compromis a été trouvé le 10 septembre entre l’Archidiocèse de Lubumbashi, propriétaire de l’établissement, et les entreprises minières Excellent Minerals et Compagnie minière de Lwisha (COMILU).
L’accord consacre le maintien de cette école dédiée à l’éducation des jeunes filles, malgré la proximité des activités minières. Les trois parties se sont engagées à préserver la cohabitation entre les opérations minières et les activités scolaires, avec une priorité accordée à la sécurité, à la quiétude et à la continuité de l’éducation.
LES DOMMAGES À RÉPARER
Au-delà du maintien du lycée, les sociétés minières devront également prendre en charge les dommages occasionnés aux infrastructures scolaires. Certains d’entre eux seraient liés à l’utilisation d’explosifs dans le cadre des opérations minières.
Cette mesure doit permettre de restaurer les conditions nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement et de réduire les risques liés à la proximité des activités extractives. Les besoins du Lycée Lubusha devront également être pris en compte dans les cahiers des charges des entreprises, conformément aux dispositions du Code minier congolais.
PRÉSERVER UN PATRIMOINE ÉDUCATIF
Construit il y a plus de 70 ans, le Lycée Lubusha constitue un important patrimoine éducatif dans la région. La perspective de sa délocalisation avait suscité des inquiétudes, notamment en raison de son rôle dans la formation des jeunes filles.
Pour l’Archidiocèse de Lubumbashi, l’enjeu dépasse donc la seule question des infrastructures. Il s’agit de préserver un espace consacré à l’éducation tout en permettant aux activités minières de se poursuivre dans un cadre concerté.
Le vicaire général aux œuvres de l’Archidiocèse, Mgr Emmanuel Mumba, a par ailleurs indiqué que l’autorité provinciale s’était engagée à suivre de près la situation sécuritaire autour du site.
L’accord conclu à Lwisha illustre ainsi la nécessité d’un dialogue permanent entre opérateurs miniers, communautés et institutions locales. Dans les zones d’exploitation, la recherche de cet équilibre apparaît comme une condition essentielle pour concilier développement minier et protection des secteurs sociaux prioritaires.
Héritier Maila
Mots clés : Lycée Lubusha, Lwisha, Haut-Katanga, exploitation minière, Excellent Minerals, COMILU, Archidiocèse de Lubumbashi, Code minier, éducation, jeunes filles, responsabilité sociale.


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