Une progression de plus de 119 % en sept ans
La valeur des échanges de marchandises de la Côte d’Ivoire a plus que doublé en sept ans, passant de 26 milliards de dollars en 2018 à 57 milliards en 2025. Ces chiffres figurent dans la dernière note de pays d’Afreximbank, publiée le 31 octobre 2026. Cette progression confirme le poids croissant d’Abidjan dans les circuits commerciaux ouest-africains, mais pose la question de la transformation locale des matières premières.
Les matières premières au cœur des exportations
Cette évolution repose notamment sur les exportations agricoles et minières, ainsi que sur la montée des hydrocarbures. Premier producteur mondial de cacao, le pays représente près de 40 % de l’offre mondiale. La noix de cajou, le caoutchouc et l’or contribuent également à élargir la gamme des produits exportés.
Des infrastructures stratégiques pour les échanges
Cette dynamique s’appuie sur des infrastructures essentielles. Les ports d’Abidjan et de San Pedro constituent les principales portes d’entrée et de sortie des marchandises. Situés sur le golfe de Guinée, ils desservent le marché intérieur et facilitent les échanges avec plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment les économies enclavées.
Le marché africain, un débouché important
Selon Afreximbank, les marchés africains représentaient environ 22 % du commerce de marchandises ivoirien en 2025. Cette part souligne le potentiel des débouchés continentaux, alors que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) vise à faciliter la circulation des biens et à renforcer les chaînes de valeur régionales.
Le défi de la transformation locale
Mais la hausse des échanges ne signifie pas nécessairement une diversification profonde de l’économie. La place importante des produits de base expose les recettes d’exportation aux fluctuations des cours mondiaux. Les difficultés du marché du cacao illustrent cette vulnérabilité. L’enjeu est donc d’accroître la transformation locale, de développer les capacités industrielles et de vendre davantage de produits à forte valeur ajoutée.
Convertir la croissance commerciale en richesse
Pour Abidjan, le défi n’est plus seulement d’échanger davantage, mais de tirer une plus grande valeur économique de ces flux. La progression de 26 à 57 milliards de dollars témoigne d’un dynamisme commercial réel. Sa portée durable dépendra de la capacité du pays à convertir cette croissance en emplois, en capacités productives et en richesse mieux répartie. La logistique et le financement des entreprises resteront déterminants pour soutenir cette ambition.
MB / AGENCE ECOFIN


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