Haut-Katanga : 17 000 vendeurs appelés à libérer le marché Mzée Laurent-Désiré Kabila avant le 20 août

Le gouvernement provincial du Haut-Katanga a fixé au 20 août 2026 la date limite pour la libération du marché Mzée Laurent-Désiré Kabila, à Lubumbashi. Près de 17 000 vendeurs sont concernés par cette opération, préalable à la reconstruction et à la modernisation de cette importante infrastructure commerciale. Les commerçants seront provisoirement répartis dans quatre marchés de la ville.
Le calendrier se précise pour la reconstruction du marché Mzée Laurent-Désiré Kabila. Réuni le jeudi 6 août au gouvernorat du Haut-Katanga, le comité de suivi du projet a retenu le 20 août 2026 comme date butoir pour permettre aux vendeurs de libérer le site actuel, situé au centre de Lubumbashi.
La réunion a été présidée par le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, en présence notamment du maire de Lubumbashi, des ministres provinciaux de l’Économie et des Infrastructures ainsi que des représentants des commerçants.
Près de 17 000 vendeurs sont concernés par cette mesure. Leur déplacement doit permettre de libérer l’emprise du marché en vue du lancement des travaux de reconstruction et de modernisation.
Quatre marchés pour accueillir les commerçants
Pour assurer la continuité des activités commerciales pendant la période des travaux, le gouvernement provincial a identifié quatre sites de relocalisation provisoire.
Il s’agit du marché central de la Ruashi, du marché de Kamalondo, du marché Kaseba et du marché de Plaine, dans la commune de Kampemba.
Les vendeurs actuellement installés au marché Mzée Laurent-Désiré Kabila devront ainsi rejoindre ces différents sites à partir de la période fixée par les autorités provinciales. Cette répartition vise à éviter une interruption prolongée des activités commerciales et à permettre aux commerçants de poursuivre leurs opérations pendant la reconstruction.
Cette solution intervient après plusieurs semaines de discussions et de tensions entre les autorités et les vendeurs. Plusieurs manifestations avaient été organisées par les commerçants, notamment devant l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, pour dénoncer les conditions de leur déplacement et réclamer davantage de garanties sur leur relocalisation.
Un autre site proposé, mais non retenu
Avant le récent séjour du chef de l’État à Lubumbashi, une délégation réunissant des représentants des vendeurs, la bourgmestre de la commune de Kampemba, des conseillers communaux et des membres de la société civile avait été chargée d’identifier un espace susceptible d’accueillir provisoirement les commerçants.
Un terrain situé à proximité de la morgue de la SNCC avait notamment été proposé. Cette option n’a cependant pas été retenue par le gouvernement provincial, qui a finalement privilégié la répartition des vendeurs entre les quatre marchés identifiés.
Un projet à portée économique
La reconstruction du marché Mzée Laurent-Désiré Kabila s’inscrit dans la volonté des autorités provinciales de renforcer les infrastructures commerciales de Lubumbashi, capitale économique du Haut-Katanga.
L’Assemblée provinciale avait déjà confirmé que le projet figurait dans le budget provincial 2026. La libération du site constitue désormais une étape préalable au démarrage effectif des travaux.
La cérémonie de pose de la première pierre, initialement envisagée lors du passage du chef de l’État à Lubumbashi, avait été reportée dans l’attente d’un compromis avec les commerçants.
Le défi de la relocalisation
Avec près de 17 000 vendeurs à déplacer, l’opération représente un important défi logistique pour les autorités provinciales. La réussite de cette transition dépendra notamment de la capacité des quatre marchés d’accueil à absorber les commerçants et à leur permettre de maintenir leurs activités.
Le gouverneur intérimaire Martin Kazembe Shula appelle les vendeurs concernés ainsi que la population lushoise à faire preuve de compréhension. Pour l’exécutif provincial, la reconstruction du marché doit permettre à Lubumbashi de disposer d’une infrastructure commerciale moderne, mieux adaptée à son statut de capitale économique du Haut-Katanga.
Au-delà de la construction d’un nouveau marché, l’enjeu sera donc de concilier la modernisation des infrastructures urbaines avec la préservation des activités et des revenus de milliers de commerçants durant la période de transition.
Héritier Maila





