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BANQUE & FINANCE

Banque mondiale : 112 milliards USD de capitaux privés mobilisés en 2026

Le Groupe de la Banque mondiale a mobilisé un montant record de 112 milliards de dollars de capitaux privés au cours de l’exercice 2026, soit plus de trois fois les 35 milliards USD enregistrés quatre ans auparavant. En incluant ses propres engagements, l’institution estime à plus de 200 milliards USD le volume total des financements et ressources mobilisés en faveur des économies en développement.

Une progression dans plusieurs catégories d’économies

Selon les données publiées le 17 septembre à Washington, la mobilisation des capitaux privés a fortement progressé dans les pays à revenu intermédiaire. Dans les économies à revenu intermédiaire inférieur, elle est passée de 14 à 37 milliards USD. Elle a également augmenté de 12 à 50 milliards USD dans les pays à revenu intermédiaire supérieur.

L’Afrique affiche elle aussi une progression importante. Les capitaux privés mobilisés sur le continent sont passés d’environ 9 à 22 milliards USD en quatre ans, soit une hausse proche de 150 %.

Les garanties comme levier d’investissement

Dans les pays à faible revenu, les montants mobilisés sont restés autour de 3 milliards USD, dans un contexte marqué par des difficultés persistantes pour attirer les investisseurs privés.

Cette évolution intervient après trois années de réformes engagées par le Groupe de la Banque mondiale pour renforcer ses relations avec le secteur privé. L’institution dit avoir simplifié ses procédures, rapproché ses activités destinées aux secteurs public et privé et élargi sa gamme d’instruments financiers.

Les mécanismes de garantie occupent également une place croissante. Plus de 25 milliards USD de garanties ont été émis en 2026, permettant au Groupe de dépasser avec quatre ans d’avance son objectif de 20 milliards USD d’émissions annuelles fixé pour 2030.

L’emploi au cœur de la stratégie

Pour Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale, l’enjeu est désormais d’orienter davantage de capitaux vers les économies susceptibles de créer des entreprises, des opportunités et des emplois.

Le besoin est particulièrement important dans les pays en développement. La Banque mondiale estime que 1,2 milliard de jeunes atteindront l’âge de travailler au cours des 10 à 15 prochaines années, alors qu’environ 420 millions d’emplois devraient être créés. Le secteur privé représente déjà neuf emplois sur dix dans ces économies.

Cinq secteurs prioritaires

La stratégie repose notamment sur le développement des infrastructures, l’amélioration de l’environnement réglementaire et l’accompagnement des entreprises dans leur changement d’échelle.

Cinq secteurs sont particulièrement ciblés : les infrastructures et l’énergie, l’agro-industrie, la santé, le tourisme et l’industrie manufacturière à valeur ajoutée. Au cours de l’exercice 2026, 55 % des financements du Groupe, incluant ses propres ressources et les capitaux mobilisés, ont été orientés vers ces secteurs.

La Banque mondiale entend désormais diversifier davantage les sources de financement et élargir sa base d’investisseurs, notamment institutionnels, afin d’accroître l’échelle des investissements privés destinés aux économies en développement.

Héritier Maila / Zoom Eco

Mots clés : Banque mondiale, financement du développement, capitaux privés, investissements, Afrique, économies en développement, garanties, Ajay Banga, emploi, infrastructures, énergie, agro-industrie, industrie manufacturière.

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