Cette deuxième vague concerne neuf circonscriptions de la capitale : Kasa-vubu, Barumbu, Matete, Kimbaseke, Lingwala, Bandalungwa, Selembao, Kintambo et N’djili. La ministre souhaite étendre progressivement le programme aux seize circonscriptions foncières de Kinshasa, afin d’imposer partout les mêmes exigences de rigueur, de conservation et de traçabilité.
Un premier bilan chiffré
La première phase, pilote, a été lancée en août dernier après la formation de 250 agents et cadres, déployés dans sept circonscriptions. Selon la ministre, plus de 600 000 dossiers ont été identifiés à ce jour ; plus de 20 000 ont déjà été reconditionnés et près de 25 % numérisés.
O’Neige N’sele a qualifié ces résultats d’encourageants, tout en soulignant l’ampleur du travail restant. Elle a rappelé que les archives foncières ne sont pas de simples documents administratifs, mais la mémoire des droits fonciers, chaque dossier renvoyant à un droit à protéger et chaque titre à un pas à sécuriser.
La numérisation, a-t-elle précisé, ne se limite pas au scan : elle suppose un travail préalable d’identification, de tri, d’inventaire et de sécurisation des archives physiques, en vue de bâtir une mémoire numérique fiable et durable.
Un cadre institutionnel déjà posé
La formation est assurée par l’Institut national de l’archive du Congo (Inaco), en vertu d’un protocole d’accord signé avec le ministère des Affaires foncières. La cérémonie de lancement a réuni des représentants de l’Inaco, du secrétariat des affaires foncières, d’ONU-Habitat et de divers partenaires techniques.
Le chantier s’inscrit dans un projet de loi sur la modernisation de l’administration foncière. Dans un pays où la sécurisation des titres reste un enjeu économique majeur, notamment pour l’investissement immobilier et minier, la fiabilité des archives constitue un préalable à la traçabilité des droits sur le sol.
ACP – M&B


Commentaires