Des scènes de joie ont marqué le centre de traitement d’Ebola de Mongbwalu, dans la province de l’Ituri, à l’est de la République démocratique du Congo. Le 28 octobre 2026, les équipes médicales de Médecins Sans Frontières (MSF) et des membres de la communauté ont célébré la sortie des derniers patients pris en charge dans cette structure. Une première depuis la résurgence de l’épidémie en mai dernier.
Dans une vidéo diffusée par MSF et relayée sur les réseaux sociaux, soignants et habitants apparaissent en train de chanter et de danser devant le centre. Ces images témoignent du soulagement des équipes après plusieurs mois de mobilisation contre une maladie particulièrement redoutée.
Selon l’organisation humanitaire, aucun cas confirmé d’Ebola ne reste désormais en traitement dans cette structure. Cette étape constitue un résultat encourageant pour les professionnels de santé qui ont assuré la prise en charge des malades dans un contexte épidémique difficile.
La satisfaction est d’autant plus importante que l’épidémie avait été déclarée officiellement le 15 mai 2026 par les autorités sanitaires congolaises. Il s’agit de la dix-septième flambée d’Ebola enregistrée en RDC. Elle est provoquée par le virus Bundibugyo, une souche distincte de celle responsable de plusieurs précédentes épidémies dans le pays.
UNE VICTOIRE LOCALE, MAIS UNE ÉPIDÉMIE TOUJOURS ACTIVE
Si la situation à Mongbwalu représente une avancée importante, elle ne signifie pas pour autant la fin de l’épidémie en République démocratique du Congo. Le virus continue de circuler dans plusieurs zones sanitaires, nécessitant le maintien des dispositifs de surveillance, de prévention et de prise en charge.
Le 27 octobre, les autorités sanitaires congolaises ont d’ailleurs annoncé que le bilan de cette flambée avait dépassé les 10 000 cas confirmés à l’échelle africaine, avec une très forte concentration des contaminations en RDC.
Les difficultés d’accès à certaines zones, l’insécurité et la méfiance d’une partie des communautés figurent parmi les obstacles auxquels sont confrontés les acteurs de la riposte.
La sortie des derniers patients du centre de Mongbwalu constitue néanmoins un signal encourageant. Elle rappelle l’importance du travail des équipes médicales et de l’engagement communautaire dans la lutte contre les épidémies.
Pour les soignants de Mongbwalu, cette célébration marque surtout un moment de répit après des mois de combat. Mais la vigilance reste de mise.
Héritier Maila /MSF


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