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ENVIRONNEMENT

LUILU RESSOURCES : ACCUSÉE DE POLLUTION À KOLWEZI, L’ENTREPRISE REJETTE LES ACCUSATIONS ET DÉFEND SON BILAN

LUILU RESSOURCES PARLE DE « CONTRE-VÉRITÉS »

La controverse autour des activités minières de Luilu Ressources prend une nouvelle tournure. Après la publication, en septembre dernier, d’un article rapportant les préoccupations des membres de la communauté de Noa concernant les effets présumés de l’exploitation minière sur leur santé et leurs cultures, l’entreprise sort de son silence.

Dans son droit de réponse transmis à la rédaction de Mining and Business Magazine, la société rejette les accusations portées contre elle et qualifie de « contre-vérités » les allégations relatives aux conséquences environnementales et sanitaires de ses activités.

Luilu Ressources affirme respecter les mesures de protection de l’environnement applicables à ses opérations. Elle indique également mettre en œuvre son étude d’impact environnemental et social (EIES), ainsi que son plan de gestion environnementale et sociale (PGES).

Par cette prise de position, l’entreprise entend contester les griefs formulés par les habitants et défendre la conformité de ses activités aux exigences réglementaires en vigueur en République démocratique du Congo.

SANTÉ DES HABITANTS : L’ENTREPRISE ÉCARTE UN LIEN AVEC SES ACTIVITÉS

Sur la question sanitaire, Luilu Ressources réfute l’existence d’un lien établi entre ses activités minières et les maladies évoquées dans la communauté de Noa.

« Aucune maladie liée à ses activités n’a été détectée à ce jour », affirme l’entreprise dans son droit de réponse.

La société précise, par ailleurs, poursuivre des investigations environnementales avec l’appui de cabinets spécialisés. Les résultats de ces études pourraient apporter des éléments supplémentaires pour apprécier les préoccupations exprimées par les populations riveraines.

Toutefois, l’affirmation de l’entreprise ne suffit pas, à elle seule, à établir l’absence de risques sanitaires ou environnementaux. La question nécessite des données scientifiques permettant d’évaluer la qualité de l’environnement et d’examiner les éventuels liens entre les activités minières et les problèmes signalés par les habitants.

L’enjeu demeure donc celui d’une évaluation rigoureuse, fondée sur des analyses documentées et tenant compte des préoccupations des communautés concernées.

REDEVANCES, CAHIER DES CHARGES ET DOTATION DE 0,3 %

Au-delà du volet environnemental, Luilu Ressources met également en avant le respect de ses obligations légales et sociales prévues par la législation minière congolaise.

L’entreprise affirme s’acquitter de ses obligations relatives au paiement de la redevance minière, à l’exécution de son cahier des charges social et à la dotation de 0,3 % de son chiffre d’affaires destinée au financement de projets de développement communautaire.

Elle soutient également avoir réalisé différents projets sociaux et d’infrastructures au bénéfice des communautés locales. L’emploi des populations riveraines figure parmi les autres contributions qu’elle met en avant pour défendre son bilan social.

Ces engagements s’inscrivent dans le cadre du dispositif congolais visant à faire participer les entreprises minières au développement des zones affectées par leurs activités.

Néanmoins, leur portée effective s’apprécie notamment à travers les justificatifs de paiement, les projets réalisés, les bénéficiaires concernés et les mécanismes de suivi. Les informations contenues dans le droit de réponse ne permettent pas, à elles seules, de vérifier indépendamment l’ensemble des engagements revendiqués.

UNE DESCENTE SUR LE TERRAIN POUR ÉCLAIRER LE DÉBAT ?

Dans sa réponse, le département juridique de Luilu Ressources indique se réserver le droit de saisir les instances judiciaires contre toute personne physique ou morale qui se livrerait, selon l’entreprise, à des actes de sabotage de ses engagements sociaux sur le terrain.

Parallèlement, la société se déclare ouverte à une descente coordonnée sur le terrain afin de vérifier ses affirmations.

Cette démarche pourrait constituer une occasion de confronter les déclarations de l’entreprise aux réalisations observables et aux préoccupations des habitants de Noa. Elle gagnerait à associer les parties concernées et à s’appuyer sur des éléments techniques vérifiables.

Au-delà de cette confrontation, la question centrale reste celle de la protection de l’environnement, de la santé des populations et de la transparence dans l’exécution des obligations des opérateurs miniers.

Entre les préoccupations exprimées par la communauté de Noa et les démentis de Luilu Ressources, la vérification indépendante des faits apparaît essentielle pour établir les responsabilités éventuelles et éclairer le débat.

Mining and Business Magazine

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