RDC : 596 ex-miliciens Mobondo démobilisés, la réouverture des RN1 et RN17 relance les perspectives économiques

La pacification progressive des zones affectées par le phénomène Mobondo ouvre de nouvelles perspectives pour la circulation des personnes et des marchandises dans l’ouest de la République démocratique du Congo. Kinshasa annonce la démobilisation de 596 ex-miliciens, la récupération de 146 armes ainsi que la reprise de la circulation sur les routes nationales RN1 et RN17.
Le gouvernement congolais annonce une avancée dans le processus de pacification des territoires affectés par le phénomène Mobondo. Au total, 596 ex-miliciens ont été conduits au centre du Service national de Kaniama-Kasese, dans la province du Haut-Lomami, où ils doivent suivre un processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion sociale. L’annonce a été faite le 17 août par le ministre délégué près le ministre de la Défense nationale chargé des Anciens combattants, Eliezer Ntambwe Mposhi.
La RN1 et la RN17 de nouveau praticables
L’un des principaux effets attendus de cette amélioration sécuritaire concerne les infrastructures routières. Selon Eliezer Ntambwe, la RN1 et la RN17 sont désormais fréquentables, après avoir été affectées par l’insécurité liée au phénomène Mobondo. La RN17 fait notamment partie des axes dont la réhabilitation avait été annoncée comme une priorité par les autorités.
La réouverture de ces corridors constitue un enjeu économique majeur. La circulation régulière sur les axes reliant Kinshasa aux provinces de l’ouest doit faciliter le transport des produits agricoles, des biens de consommation et d’autres marchandises, tout en contribuant à réduire les ruptures d’approvisionnement provoquées par l’insécurité.
Pour les opérateurs économiques, la restauration de la sécurité routière représente également une condition essentielle à la reprise des activités dans les zones qui ont connu des déplacements massifs de populations et une perturbation des échanges.
Un enjeu pour la reprise économique
Le phénomène Mobondo, né d’un conflit foncier dans le territoire de Kwamouth, a entraîné d’importants déplacements de populations et perturbé les activités économiques dans plusieurs provinces. Le gouvernement entend désormais accélérer le retour des habitants dans les localités affectées par les violences, les pillages et les destructions.
La démobilisation des combattants et la sécurisation des routes apparaissent ainsi comme deux leviers complémentaires : la paix doit permettre aux populations de revenir et aux activités économiques de reprendre, tandis que la reprise des échanges peut contribuer à la stabilisation des communautés.
Toutefois, la réouverture des routes ne suffira pas à elle seule. La consolidation de la paix devra être accompagnée de la réhabilitation des infrastructures, du retour des services publics et de la relance des activités agricoles et commerciales dans les territoires affectés.
Le gouvernement devra également maintenir la vigilance, alors que certains ex-miliciens restent encore cantonnés dans différentes localités. La réussite du processus de désarmement et de réinsertion sera donc déterminante pour transformer l’amélioration sécuritaire annoncée en une reprise économique durable.
MB – ACTUALITE.CD






