RDC : le gouvernement serre la vis sur l’usage des gyrophares et des escortes par les civils

Le gouvernement congolais renforce les mesures destinées à rétablir l’ordre dans la circulation et à mettre fin aux privilèges indûment accordés à certains usagers de la route. Dans un message officiel daté du 6 juillet 2026, le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Shabani Lukoo Bihango, a ordonné l’interdiction définitive de l’utilisation des gyrophares, des feux multicolores, des sirènes ainsi que des escortes policières ou militaires par des personnes civiles sur toute l’étendue du territoire national.
Adressée à l’ensemble des commandements provinciaux de la Police nationale congolaise (PNC) ainsi qu’aux services de sécurité, cette instruction revêt un caractère permanent. Le ministre exige également l’interdiction des véhicules circulant avec des plaques d’immatriculation bâchées ou dissimulées, une pratique qui complique l’identification des automobilistes et favorise les abus.
Restaurer l’autorité de l’État
Par cette décision, les autorités entendent mettre un terme à une pratique devenue courante, où certains particuliers, opérateurs économiques ou personnalités non habilitées faisaient usage de dispositifs réservés aux institutions de l’État, aux forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux services d’urgence.
L’utilisation abusive des gyrophares, des sirènes et des escortes était régulièrement dénoncée pour les perturbations qu’elle provoquait dans la circulation, mais aussi pour le sentiment d’impunité qu’elle entretenait auprès de certains usagers bénéficiant de traitements de faveur.
Une mesure pour renforcer la discipline
Le gouvernement considère cette décision comme un moyen de rétablir l’égalité des citoyens devant la loi et de renforcer la discipline sur les routes. En supprimant les privilèges liés à l’usage non autorisé des équipements de signalisation et des escortes, il entend améliorer la sécurité routière et faciliter le travail des forces de l’ordre.
Les commandements de la PNC sont désormais appelés à veiller au strict respect de cette mesure sur l’ensemble du territoire national, sans distinction de statut ou de fonction des contrevenants.
Au-delà de son impact sur la circulation, cette réforme traduit la volonté des autorités de restaurer l’autorité de l’État, de lutter contre les abus et de promouvoir une application plus rigoureuse de la réglementation routière en République démocratique du Congo.
Héritier Maila






